3 choses à retenir de ce début de saison

December 13, 2025
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Labaron Philon joue comme un lottery pick

Le guard d’Alabama réalise un début de saison extrêmement convaincant avec les Crimson Tide. Bien plus impliqué dans la création primaire depuis le départ de Mark Sears, il est devenu le leader de l’une des meilleures attaques du college basketball.

Son passing était déjà très intéressant lors de son passage en high school, notamment aux côtés de Tre Johnson ou Mark Sears, des joueurs réputés pour monopoliser le ballon. Avec davantage de responsabilités cette saison, il affiche désormais un AST% de 36 %. Philon était déjà un bon passeur lors de ses années précédentes, surtout quand le décalage est fait ou bien alors pour insuffler du rythme. Mais cette saison, sa capacité a trouver le Roll Man dans un trou de souris et réaliser des passes horizontales ou diagonales est une vraie progression dans sa palette offensive.

Sa formation en tant que joueur off ball principalement et maintenant en tant que premier créateur d'une grosse fac permet d'avoir un spectre plus large de son futur profil en NBA. 

Avec déjà 30 pull-up jumpers tentés cette saison (contre 38 sur l’ensemble de la saison dernière), Philon est devenu une véritable menace offensive sur pick-and-roll (82e centile). Cela lui permet de rester très efficace sur ses drives, grâce à un toucher soyeux (93e centile) et une capacité impressionnante à éviter le contact.

Le guard d’Alabama est désormais un expert des changements de rythme, de la manipulation visuelle et de la variation des angles d’attaque. Avec un handle bien plus précis, il navigue partout sur le terrain : runners pour punir le drop, pull-up jumpers lorsque l’adversaire passe sous l’écran, ou attaques du cercle sur des mismatchs favorables.

RICHIE SAUNDERS EST LE MEILLEUR SHOOTEUR DE LA DRAFT ?

L'arrière de BYU semble s’inscrire comme l’un des meilleurs shooteurs de la draft (avec Momcilovic et Ryan Conwell)

Avec une quiery plutôt simple en privilégiant le volume à 3 points, le pourcentage et l’Offensive Rating; le sénior natif du Utah est assurément l’un des shooteurs les plus fiables de la draft.

Depuis l’arrivée de Kevin Young, Saunders est passé d’un shooteur essentiellement stationnaire à l’un des éléments clés du système offensif de l’ancien assistant coach des Phoenix Suns. Dès la saison dernière, on avait déjà observé une nette augmentation de son volume au cercle ainsi qu’une responsabilité accrue dans l’attaque de BYU (15 possessions en PnR comme ball handler en 2024, contre 51 en 2025).

Souvent utilisé en sortie d’écrans, sur des staggers ou des pin-downs, le joueur est capable d’attaquer le cercle en enchaînant sur du jeu à deux. Il a affiché de très bons chiffres près du panier la saison dernière (68 % de réussite sur un volume conséquent), ce qui est encourageant malgré un manque de verticalité et d’athlétisme évident.

Cette saison, Richie Saunders peine encore à trouver un rôle parfaitement défini aux côtés de Dybantsa et Rob Wright. Néanmoins, il ne fait aucun doute qu’il se présentera à la draft comme l’un des meilleurs shooteurs disponibles.

STEVAN VAAKS A TOUT DU PROFIL DU SLEEPERS

Sous la tutelle de Kim English, le guard estonien a montré tout le potentiel qu’on lui prêtait avant son arrivée en NCAA.

Avec une bonne taille pour le poste (6’6, 1m98), Vaaks correspond parfaitement à l’archétype du joueur d’Europe de l’Est. Bien qu’il semble évoluer à son propre rythme, il s’est rapidement adapté au tempo NCAA, dans un basketball à haute intensité et orienté vers la transition.

Son footwork et sa science du passing en font une arme redoutable sur pick-and-roll, avec un solide 70e centile sur ses possessions. S’il éprouve encore des difficultés à créer pour lui-même et par lui même , il excelle une fois le décalage créé. Il utilise alors intelligemment sa taille pour se placer dans les meilleures positions et conserver une vision périphérique optimale.

Évoluant souvent dans la zone à zéro degré, il est capable de délivrer des passes dans des « trous de souris » ou de trouver ses coéquipiers sur les ailes avec des passes qui témoignent d'un vision de jeu avancée. Il est aussi adepte des passes a deux mains, souvent par dessus par la tete afin d'utiliser au mieux son avantage physique pour un meneur de sa taille.

Ce qui rend son profil encore plus intrigant, c’est son efficacité sans ballon. Ses bons pourcentages à 3 points dans ce contexte témoignent de sa gravité en tant que shooteur (40 %, 16/40).

L’équipe de Providence reste toutefois assez limitée. Le manque de création sur les postes extérieurs, combiné à une défense très malléable, ne fait pas des Friars une équipe capable de viser le haut du tableau ou le titre en fin de saison. Le « génie » estonien pourrait alors choisir de rester une saison supplémentaire afin de sécuriser une position plus élevée lors de la prochaine draft, idéalement au sein d’une équipe plus compétitive.